Voilà, les détails se règlent en ce moment avec l’imprimeur, et la maquette d’Apprendre à lire en famille rejoindra bientôt l’atelier où le livre sortira des ordinateurs pour devenir un objet…
C’est une aventure de 18 mois qui achève maintenant sa première étape.
Réfléchir, rassembler ses notes, jeter sur la page Word les idées, faire des recherches, construire, re-réfléchir, relire, organiser, revenir sur ce qui est écrit, noter les nouvelles idées, relire, corriger, reconstruire, faire relire, intégrer les idées pertinentes des relectrices, avoir du coup d’autres idées, faire des coupes, faire des plans généraux, être à l’affût d’exemples, lire encore d’autres travaux, discuter, re-reconstruire, ne pas faire de compromis… Réfléchir à la couverture, à la photo, au texte, épuiser la graphiste, changer cinq fois les couleurs et dix fois les motifs, un à un… Puis quatrième ou cinquième version du texte, qui a enfin sa structure, passer les annexes en annexe, reconstruire au niveau de chaque paragraphe, être impitoyable sur les redites, les approximations, penser toujours au(x) lecteur(s) qui doi(ven)t trouver le texte clair, intéressant, utile, pratique (penser aux renvois surtout)… relire et faire relire encore et encore, corriger le détail, les répétitions, la syntaxe et l’orthographe (parce que quand même !), trancher entre des tournures ou des synonymes, réfléchir à la mise en page, penser au lexique, uniformiser les titres… choisir une police, choisir les encadrés, choisir les photos… envoyer enfin le texte à la correctrice-maquettiste (tellement en retard), voir le texte se transformer en pages de livre, et encore des modifications par centaines, qui apparaîssent tellement mieux quand c’est le vrai livre qui lui aussi apparaît, le souci du mot juste, de la phrase fluide, du ton agréable… et la mise en page à adapter pour obtenir des fiches entières, une présentation évidente… et encore relire et relire, et corriger la typographie, jusqu’aux minuscules détails, caractère par caractère parmi des centaines de milliers…
Alors régler les détails avec l’imprimeur, c’est vraiment le bout du chemin ;). Merci de votre patience à tous, merci de votre confiance aussi.
(photo: Barbara Berrada)
Monthly Archive for mai, 2009
Et voilà, les journées des Doulas 2009, c’était le week end prolongé du 8 mai dernier. J’ai en ce qui me concerne, tenu le stand des Editions l’Instant Présent pour le vendredi. J’ai donc eu la grande chance d’assister à la conférence d’ouverture par Joelle Terrien. J’ai beaucoup apprécié de voir mises en lumière et en discussions, nos difficultés d’homo sapiens femelle du XXIième siècle, en quète d’animalité au moment de mettre au monde nos petits. Joelle a répondu présente au long de la journée pour des séances de signature, pour Passage de Vies, avec grand sourire, et choix du stylo pour le récipiendaire de la dédicace. 



Joelle était là aussi pour présenter son livre d’art: ELOGE, à traits communs.
Voici les liens de son blog : http://atraitscommuns.over-blog.com et du forum où elle dialogue avec ses lecteurs.
Un petit cliché de notre stand, avec sur la gauche de Joelle, Marlène Martin qui en plus de faire partie de notre équipe aux Editions l’Instant Présent, est l’auteur du très attendu Apprendre à Lire en Famille.
Celui-ci paraîtra au mois de juin, mille excuses aux premiers souscripteurs pour ce retard dû aux perfectionnismes mêlés de l’auteure et de la maquettiste. En attendant, vous pouvez accéder à des extraits choisis au format pdf. Il reste donc encore quelques jours pour souscrire. Merci de votre patience.
Quant-à la jolie Renata Rizck, assise devant et très enceinte, c’est une jeune artiste brésilienne basée à Paris. Nous allons utiliser l’une de ses oeuvres pour l’illustration de couverture du livre de l’association Maman Blues que nous préparons. Vous pouvez jeter plusieurs yeux sur son site : http://www.rizck.com/, pour apprécier sa grande sensibilité.
C’est donc l’occasion de parler du livre qui se construit autour de témoignages émanants de l’association Maman Blues.
C’est avec beaucoup d’humilité et surtout honorées de pouvoir donner voix à ces autres visages de la maternité, que nous travaillons dessus, pour une parution à la rentrée de septembre. Nadège Beauvois Temple et Juliette Urbain Michel que nous voyons aux cotés de Marlène, se sont alors pliées avec brio, au délicat excercice de la lecture publique.
Nous allons ouvrir dans les prochains jours, la souscription pour ce livre.
Voici un témoignage que j’avais écrit en 2004 sur la liste de discussion Parents Conscients. J’y repense régulièrement, lorsque nous avons des moments difficiles avec nos enfants.
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“La foi”
Non, je ne parle pas de la foi en Dieu, même si j’aimerais discuter un jour avec vous de la question de la religion en rapport avec l’enfant, mais je veux plutôt parler de la foi en soi.
Voila ce qui s’est passé récemment :
au cours des dernières semaines, nos rapports à notre fille de bientôt 4 ans, lentement, se sont dégradés. Nous étions absorbés par nos problèmes, peu disponibles (des invités à la maison tout le temps), pas très attentifs aux soucis qu’elle traverse.
Et puis, pendant la dernière semaine, alors que nous prenions des simili-vacances, tout est allé très vite : notre fille habituellement si forte, intelligente et co-coopérative, est devenue un de ces enfants difficiles, qui refusent d’écouter, qui accumulent les bêtises, ne respectent pas les autres, etc. (bon, j’exagere un peu, mais tout de même, le changement était frappant). C’était très dur et très
déprimant, je ne savais pas du tout comment réagir, et je sentais ma fille souffrir et la situation s’envenimer dangereusement.
Et puis, alors que j’étais seule avec elle en train de prendre des photos de la façade d’une église, nous entendons un enfant pleurer dans un trolley bus gare près de nous (apparemment en location pour le mariage qui se déroulait a l’intérieur), et une dame nous appelle, nous dit monter dans le trolley. Là , une petite fille de deux ans est roulée en boule sur la banquette, pleine de larmes. La dame nous
explique que la maman est coincée dans la cérémonie du mariage et qu’elle ne sait comment consoler la petite, et qu’elle espère que ma fille voudra bien jouer avec elle. Ma fille, à la fois intimidée et ravie d’avoir eu le droit de monter dans le trolley n’a pas joué avec la petite, mais moi, c’est sorti tout seul, je me suis mise à sa
hauteur, lui ai parlé, lui ai caressé le front et ce point entre les sourcil, bref, tout venait naturellement, et la petite fille s’est calmée et allait mieux.
En revenant, je me posais cette question :
comment se fait-il que je sache consoler une enfant inconnue alors que je suis devenue, en quelques jours, incapable de m’adresser à ma propre fille ?
Et la réponse s’est imposée : je n’avais plus foi en moi, plus foi en ma capacité à répondre adéquatement à ses besoins et demandes. Ce n’est pas venu par hasard, car je suis en grands questionnements par rapport à ma propre histoire. Alors j’ai repensé à cette évidence qui me liait à ma fille-nourrisson, et je me suis à nouveau sentie remplie de cette force un peu transcendante, qui relie tous les parents du monde, j’en suis certaine. Je me sens à nouveau forte et tranquille, même si je suis toujours très secouée par mes investigations intérieures. Et ma fille ? Ça a été immédiat. Tout de suite le contact est revenu et la communication est facile. Je ne dis pas que nous avons réglé toutes les difficultés rencontrées, mais maintenant nous sommes *avec* elle, pas contre elle.

Lors de ce voyage, une jeune tourterelle s'etait prise d'amitie pour ma fille...




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