Archive

Festival autour de la périnatalité en Bretagne romantique, les 22 et 23 octobre

Nous serons présentes tout le week-end lors du Festi’naître qui prendra place ce week-end, à Meillac près de Combourg.
En vrac, il y sera question de : chant prénatal, portage en écharpe, échanges sur l’accouchement à domicile, allaitement, maquillage et moulage de bidons, tentes rouges, danse de portage, projection du film “doula ! The ultimate birth companion” , conférence et échanges sur la césarienne… mais aussi des spectacles pour enfants, un espace Montessori dédié… etc.

. téléchargez la programmation en pdf : programme détaillé.
. retrouvez ici la description de tous les intervenants au festi’naître.
. tract-bon-copie-1_500
page facebook de l’évènement
Au plaisir de vous y rencontrer !

Le Mur (psychanalyse et autisme)

Il y a une incompatibilité fondamentale entre la théorie de l’attachement, à laquelle se réfèrent la plupart de nos livres, et les théories psychanalytiques, qui prônent une séparation mère-bébé. La théorie de l’attachement a pourtant été formulée par un psychanalyste, John Bowlby, et fondée en partie sur les propositions d’un autre psychanalyste, Donald Winnicott. Il est vrai que ces deux penseurs ont pris des distances importantes avec le dogme psychanalytique, accordant plus d’importance à l’observation et à la clinique.

L’incompatibilité attachement/psychanalyse a été bien décrite dans les livres d’Alice Miller et dans le passionnant échange entre Olivier Maurel et Michel Pouquet, paru sous le titre “Oedipe et Laïos: dialogue sur l’origine de la violence”. C’est un débat particulièrement pertinent en France, où l’influence des concepts psychanalytiques reste majeure dans le secteur psychiatrique, ce qui n’est plus le cas dans les autres pays (à l’exception de l’Argentine et de la Suisse). Il en résulte que l’approche de certaines pathologies est non seulement faussée par cette influence, mais surtout que la prise en charge des patients est inefficace, voire nocive, et fait perdre un temps précieux dans toutes les situations où une approche pluridisciplinaire, précoce et adaptée est nécessaire.

L’inaptitude de la psychanalyse à aider les patients* et à rendre compte de ce qu’ils vivent est frappante dans le cas de l’autisme infantile. La situation française de ces enfants est tout à fait particulière, révoltante disent certains, puisque le secteur psychiatrique est très en retard sur l’ensemble du monde médical et échoue à offrir l’accompagnement qui permettrait à ces enfants de développer les compétences nécessaires à une vie autonome et équilibrée. De plus, la psychiatrie française utilise toujours des pratiques qui relèvent d’une déontologie douteuse, telles que le packing ou le refus de communiquer un diagnostic aux parents**.

C’est le sujet d’un documentaire intitulé “Le mur”, réalisé par Sophie Robert, avec le soutien de l’association Autistes sans Frontières. Vous pouvez voir ci-dessous ce documentaire de 52 minutes en trois volets. Nous vous recommandons également le bonus en deux parties, où le Dr Monica Zilbovicius expose les connaissances scientifiques actuelles au sujet de l’autisme. Enfin, l’interview de la réalisatrice Sophie Robert par le collectif Autisme Info31 est passionnant.

LE MUR, La psychanalyse à l’épreuve de l’autisme - Partie 1 from linkiz on Vimeo.

LE MUR - La psychanalyse à l’épreuve de l’autisme - Partie 2 from linkiz on Vimeo.

LE MUR – La psychanalyse à l’épreuve de l’autisme - Partie 3 from linkiz on Vimeo.

LE MUR – La psychanalyse à l’épreuve de l’autisme. Bonus Partie 1 from linkiz on Vimeo.

LE MUR – La psychanalyse à l’épreuve de l’autisme. Bonus Partie 2 from linkiz on Vimeo.


itw de Sophie Robert par autisme.info31 par autisme_info31

*Notez qu’un bon clinicien, quel que soit son support théorique, peut toujours apporter une aide, et qu’à l’inverse, un mauvais clinicien, même s’il s’appuie sur des données fiables et solides, n’apportera qu’une aide restreinte. Mais pour des enfants présentant des troubles du développement, on préférera d’excellents cliniciens qui se réfèrent a des théories aussi bien démontrées que possible !

** en toute illégalité

Accoucher aujourd’hui : une interview vidéo de Michel Odent

odent-779Comme annoncé précédemment, nous avons interviewé et filmé Michel Odent à l’occasion de la réédition de son livre Le Bébé est un mammifère.La première de ces vidéos est désormais en ligne sur la page www.editions-instant-present.com/odent.

(Nous voulons aussi remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont pris le temps de donner leur avis sur la couverture du livret de Fabienne Cazalis : Curiosités de l’enfantement, à paraître prochainement. Nous ne nous attendions pas à une telle unanimité !)

Et vous, laquelle préférez-vous ?

couvfab_devinciv2-page001 Nous préparons dans la plus grande excitation un nouvel opus : notre Fabienne explore dans Curiosités de l’enfantement quelques unes des connaissances scientifiques actuelles sur les idées communément admises sur la naissance respectée. Il s’agira d’un - forcément très beau - livret d’une quarantaine de pages au format 1001 nuits.
Nous n’arrivons pas à nous décider, entre ces deux versions, pour la couverture … (versions transitoires, les textes ne sont en rien définitifs !⁾

couvfab_rueffv2-page001 En haut, il s’agit d’une étude (1510-1513) de Léonard de Vinci . Sur la droite c’est un dessin de Jacob Rueff dans De conceptu et generatione hominis. Christophorus Froschoverus excudebat(1554).

Et vous, laquelle préférez-vous ?
Vous avez jusqu’à lundi pour nous le dire !

Une émission sur l’instruction en famille sur la chaine Direct 8

Bonjour,
j’ai participé à une émission sur l’instruction en famille sur la chaine
Direct 8. Elle est en ligne :
http://www.direct8.fr/video/bkV6aVFi/mon-bien-etre-20-09-2011 (début vers
vers 7 minutes 30 et fin à 28 minutes).

Les questions des participants m’ont permis de revenir sur les
interrogations que soulève ce mode d’instruction : l’école libère t’elle les
enfants des parents ? Les enfants peuvent-ils vraiment apprendre sans
enseignement ? Les enfants instruits en famille ne regrettent-ils pas leur
isolement ?

Un résumé : 5 minutes par jour pour apprendre à lire, ça laisse beaucoup de
temps libre pour jouer avec les soeurs, les copains, se connaitre soi, aller vers les autres, apprendre lorsque ça fait sens, ce qui est durablement efficace.

Le bébé est un mammifère est parti chez l’imprimeur !

couv_bbm Voilà une nouvelle qui réjouira certainement nos lecteurs ! La réédition du livre de Michel Odent, Le Bébé est un mammifère est partie chez l’imprimeur en début de semaine ! Nous allons donc clore la souscription ce soir à minuit. La sortie publique est désormais prévue pour le 20 septembre, le livre sera aussitôt envoyé aux nombreux souscripteurs que nous souhaitons à nouveau remercier chaleureusement de la confiance qu’ils nous ont témoignée. En exclusivité, voici un petit aperçu des première et quatrième de couverture (cliquez sur l’image pour la voir en grand).

souscription fermée, il est toujours possible de le précommander, mais au tarif final !

Les apprentissages informels (unschooling) sur CNN

Voici un article étonnant, le unschooling étant peu médiatisé, CNN décrit le quotidien d’une fillette de 6 ans qui apprend chaque jour à l’école de la vie.

http://edition.cnn.com/2011/US/08/03/unschooling.sudbury.education/

John Holt (auteur du livre How children learn traduit en français Les apprentissages autonomes) est bien évidemment cité comme le fondateur du mouvement unschooling aux Etats-Unis.

Maquillage corporel et Blessing Way

Un article copinage/coup de cœur pour une activité qui s’adapte très joliment à la plénitude de la grossesse : le maquillage corporel.

Solenn, de Rennes, peint les visages d’enfants, les corps des mamans, …
On peut voir son travail sur son site Barbouille & Barbidon.

Chaque peinture y a son histoire, sa symbolique, un moment qui peut signifier beaucoup dans cette période aussi fertile en bouleversements profonds. Je me souviens des images qui ont pris un sens tout à fait particulier lors de mes grossesses, et qui ne m’ont jamais quittée depuis.
ventre-fleuri-mini

Deuil périnatal

Nous partageons ici un livre et un blog sur la perte d’un enfant au moment de sa naissance.

Voici le texte de présentation de “MARIE-KERGUELEN, Histoire d’un deuil périnatal”, un livre de Gaëlle Brunetaud :

“Il est des événements dont on ne guérit pas.
On les porte en soi pour toujours On croit que le temps passe, qu’il lisse l’effroi.
On croît qu’on a sublimé l’épreuve, qu’on l’a dépassée, oubliée. Pourtant, le mal est fait, et, au plus profond de soi, la douleur est intacte. Le cœur, déséquilibré, ne bat plus pareil. Une fenêtre est béante, le vent s’y engouffre, la vie s’y dérobe. On est glacé. On est perdu. Une part de soi s’est enfuie. On est fragilisé à jamais, en manque pour toujours. En soi, désormais, quelque chose n’attend plus que la fin. Il faut peut-être plonger profond pour trouver la source de sa vie.
En laissant ma fille s’envoler, j’ai trouvé une pierre précieuse, une petite flamme qui s’apparente au cristal de l’âme…”

Prenez le temps d’explorer les liens suivants pour mieux découvrir ce texte :
Le livre sur le site de l’Harmattan ainsi que le blog de l’auteure.

Gaëlle Brunetaud nous a confié ces extraits choisis de “Marie-Kerguelen” :

Aussi loin que je me souvienne, je porte en moi la maternité comme un bonheur sacré.
A sept ans, c’est avec une fierté de reine que j’emmenais mon petit frère à l’école. Je tenais par la main le plus grand trésor de l’humanité.
Mon petit frère … Nous passions sur la route sans la toucher. Nous n’entendions rien du dehors. Nous ne reconnaissions personne. Nous ne parlions qu’entre nous. A l’heure de la sieste, j’entrais dans l’école maternelle pour glisser mon frère dans son lit. Debout à côté de lui, je le veillais comme une mère, comme une louve. Je restais figée sur son souffle jusqu’à ce qu’il s’endorme. Ma classe pouvait attendre. Rien ne comptait plus que le sommeil de mon petit frère. Rien ne comptait plus que mon rôle de petite mère. Rien ne comptait plus que mon amour pour l’enfant qu’il était, pour l’homme qu’il deviendrait. Je voulais être celle qui éveille les enfants, celle qui les porte dans la vie, celle qui les soutient jusqu’à l’envol, celle qui les guide sur le chemin du bonheur.

——————-

Je suis enceinte.
D’autres diraient : « j’attends un enfant ».
Mais quelque chose en moi refuse l’attente.
Je sens une petite âme prendre place, je vis ce miracle de chaque instant, j’observe la vie qui pousse en moi. Je dialogue avec ce petit être qui me tient compagnie, et avec qui je ferai, si Dieu le veut, un bout de chemin. Je l’aide à grandir du mieux que je peux. De tout mon cœur.
Je remercie la vie. A chaque instant, je remercie la pluie, je remercie le soleil, je remercie les étoiles, je remercie le froid, le chaud, le bruit, le silence, le jour, la nuit…
Je remercie le ciel. Et je prie. Mes heures sont une douce prière pleine de joie et mes jours sont remplis de lumière.
Un mois passe dans la douce exaltation. Puis vient le jour de la confirmation à l’échographie : mon ventre couve une petite merveille de quatre millimètres. Son cœur en battant forme un mouvement d’étoile.
Je suis enceinte d’une étoile et c’est bientôt Noël.

————–

J’ai attendu le train tellement longtemps que j’ai cru qu’il n’allait jamais venir. En montant enfin dans la rame que je croyais vide, j’ai été surprise par un homme plié en deux sur une vieille banquette en skaï orange. Il serrait ses jambes contre sa poitrine pour cacher ses larmes et son visage bouffi. Il était parcouru de sanglots. Je ne pouvais lui offrir qu’un regard doux ; j’aurais voulu le soigner rien qu’en le touchant des yeux. Je me suis installée à distance raisonnable, la seule qui permette l’apprivoisement. Pas trop près pour ne pas l’effrayer, pas trop loin pour qu’il perçoive ma proximité discrète.
Et pendant tout le trajet, je n’ai pas cessé de prendre soin de lui en l’enveloppant du regard. De temps en temps, l’homme aux yeux rouges sortait les yeux de sa caverne et m’offrait sa tristesse. Alors je redoublais de compassion. Je me suis courbée vers lui, les deux mains jointes dans une sorte de prière silencieuse. Je ne bougeais pas. J’étais captivée par cet homme en sanglots.
Puis ma station est arrivée et je me suis levée. Je lui ai tendu les mains, pas pour qu’il les saisisse, mais seulement pour les lui offrir, et puis je lui ai dit quelques mots. Il m’a souri, et je lui ai offert mon plus beau regard de paix.
Bizarrement, à cet instant, ce n’est pas lui, mais moi qui étais en train de guérir de quelque chose. J’ai pris sa peine, il a pris la mienne, et nous avons laissé le sac de douleur fondre dans le crissement des roues du train sur les rails.

deux articles à propos de Cécile Flé, auteure de Créer des Liens

Deux articles ont été publiés ce week end à propos de Cécile Flé, auteure du livre Créer des Liens, adoption et maternage dont la réédition vient tout juste de paraître.

cdl_les_nouvelles_falaise
Le premier, le vendredi 10 juin dans les Nouvelles de Falaise : (clic pour voir en grand).

“Ce livre de 160 pages est très fort, et à travers celui-ci, Cécile ne se contente pas de décrire les blessures de l’enfant abandonné, il permet de comprendre les conséquences physiologiques et comportementales. C’est pourquoi elle donne des conseils en indiquant comment panser de telles blessures avec intelligence et amour.”

cdl_ouest_france
Le second, le lundi 13 juin dans Ouest France, édition Falaise (clic pour voir en grand)

“Finalement je me suis intéressé à tous les enfants en difficultés, qu’ils fassent partie d’une famille adoptante ou de ce que j’appellerai une famille conventionnelle, où là aussi parfois, il arrive que l’enfant semble en proie à de grandes difficultés.”

Plus d’infos sur Créer des liens, adoption et maternage, sur la page www.editions-instant-present.com/CDL et toujours la possibilité de lire le premier chapître.