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L’Instant Présent, éditeur du mois chez SOS Culture

SOS Culture http://www.sosculture.fr/ est une librairie en ligne spécialisée dans l’écologie sous tous ses aspects : environnement, habitat sain, jardinage, approches alternatives, citoyenneté…

logo_soscultureComme le maternage et l’écologie ont toujours fait bon ménage, SOS Culture propose un rayon “famille, enfant, bébé” très sympathique, ainsi que des jouets en bois et des jeux coopératifs. Alors que nous rejouissions de voir les livres de L’Instant Présent dans leur catalogue, nous avons découvert qu’ils nous ont choisies comme “Editeur du mois” dans leur lettre d’information !

Un grand merci à eux pour cette reconnaissance de notre travail, qui nous encourage autant qu’elle fait chaud au coeur !

Mères maternantes, vous ne respectez pas la tradition française !

Dans son récent livre, Le conflit, la femme, la mère[1], Élisabeth Badinter se réjouit de la forte natalité actuelle en France[2], qu’elle attribue à la fidélité des femmes françaises au modèle du 18e s., lorsque les citadines mettaient leurs bébés en nourrice pour mener une vie sociale « brillante »[3].

Elle accuse l’idéologie de la « bonne mère » de remettre au goût du jour la domination masculine naguère tenue à distance par les féministes des années 1970, en faisant retourner à la maison les mères de jeunes enfants, les éloignant du marché du travail seul censé leur donner liberté et indépendance.

Mais les « maternantes » refusent cette vision du monde basée sur le séparatisme : elles veulent à la fois être attentives aux besoins de leur bébé (être allaité, être porté, avoir une réponse à ses pleurs[4]) sans renoncer à leur vie conjugale, amicale, sociale. Les technologies modernes leur permettent d’inventer de nouvelles façons de travailler qui intègrent leurs enfants au lieu de les éloigner.

Les femmes françaises résisteraient donc au maternage grâce à la tradition mondaine française. Élisabeth Badinter se réjouit de la résistance des femmes françaises au modèle de la mère parfaite qui serait en voie d’être imposé par des pédiatres français et américains[5] (pour l’attachment parenting), le gouvernement[6] pour les congés parentaux, l’OMS et La Leche League pour l’allaitement. Le fait que les femmes françaises biberonnent massivement[7], qu’elles ne ressentent pas d’opprobre sociale quand elles reprennent le travail très vite[8], le fait qu’elles travaillent peu à temps partiel[9] s’expliquerait par l’histoire : « Nos aïeules du siècle des Lumières nous ont légué ce modèle peu commun d’une femme émancipée, déchargée des soucis du maternage[10]. »

Tout commence par les femmes de l’aristocratie, suivies par les femmes de la grande bourgeoisie, et, au 18e siècle par « toutes les couches de la société urbaine » - ce qui limite le propos d’Élisabeth Badinter à 10-20 % de la population française, puisque la grande majorité des femmes appartenaient à la paysannerie. « Les femmes (et leurs familles) qui se croyaient au dessus du vulgaire pensaient qu’il était peu glorieux d‘allaiter elles-mêmes, que l’allaitement était aussi ridicule que dégoutant[11] ». « Peu à peu, se débarrasser de son enfant devint une marque de distinction sociale. Les petites bourgeoises […], guère sujettes aux mondanités, s’empressèrent de copier leurs sœurs plus favorisées. À défaut d’une vie sociale brillante, elles pouvaient acquérir ce premier signe d’un statut envié en se débarrassant elles aussi de leurs responsabilités maternelles sur des mercenaires. Mieux valait ne rien faire du tout plutôt que paraître occupée d’objets aussi insignifiants[12] ».

Ayant lieu en parallèle de la montée de l’absolutisme royal, cette soumission au caractère hiérarchisé de la société française de l’époque se fait au prix d’une forte mortalité[13] des bébés.

 

Pour les femmes les plus favorisées, « leur épanouissement se réalise dans la vie mondaine : recevoir et rendre des visites, montrer une nouvelle robe, s’afficher à la promenade, courir aux spectacles[14]. » Pour l’auteure, « Au 18e s, libérée des fardeaux propres à la condition féminine commune, la Française des classes les plus favorisées est avec l’Anglaise la femme la plus libre du monde ». Mais en confondant liberté et frivolité, Élisabeth Badinter met surtout en évidence l’aliénation sociale des femmes huppées de l’époque.

Par une sorte de renversement historique, les femmes les plus cultivées de notre époque ont choisi l’attitude inverse. Ce sont les femmes les plus diplômées qui allaitent le plus. Ces femmes maternantes ne considèrent pas que dépenser de l’argent (biberon, lait, médecin) est un signe de progrès social ni qu’allaiter est « dégoutant[15] » mais simplement que leur bébé en a besoin.

De plus, elles tiennent salon…, non loin de leur enfant, lors des rencontres des associations de soutien entre mères (par exemple La leche league www.lllfrance.org) où elles partagent discussions, informations et échanges. Souvent elles se sont d’abord connues dans ces salons électroniques que sont les forums et les listes de discussion sur Internet : peut-être est-ce ce qu’Élisabeth Badinter qualifie de « véritable guerre idéologique souterraine[16] », menée par la base contre les diktats des publicitaires[17] ?

En effet, il est propre au mode de vie contemporain soumis à la publicité de favoriser la consommation en quantité, alors que le maternage de proximité implique plus de liens[18] et moins de biens[19]. Est-ce en raison de cette potentielle consommation de masse qu’Élisabeth Badinter se réjouit de la « belle natalité française[20] » qui découlerait du caractère « médiocre[21] » du maternage à la française ?

Cette idéologie de la « bonne mère » viendrait contrecarrer le combat féministe des années 1970 contre la domination masculine.

En effet, la domination masculine, que les féministes avaient cru anéantir, reviendrait sournoisement, d’après Élisabeth Badinter, par le « maternage [qui a engendré] une régression de la condition des femmes [...]. C’est l’innocent bébé -bien malgré lui- qui est devenu le meilleur allié de la domination masculine[22]. »

 

Dans les statistiques à ce sujet, la domination masculine est mesurée par des calculs de temps passé à des tâches jugées nobles (temps de travail et de loisir) versus des tâches jugées dégradantes (temps consacré aux enfants et à la maison[23]). La statistique n’a aucun égard pour les femmes qui accomplissent ces activités en réfléchissant, en écoutant musique ou radio, ou en étant pleinement satisfaites de la relation permise avec un enfant à l’occasion d’une visite chez le médecin, toutes occasions que rate plus souvent le père.

 

Inversement, le temps passé au travail est unilatéralement valorisé dans ces analyses statistiques, alors que beaucoup de travailleurs n’y trouvent pas toujours leur compte : il s’agit de temps passé au service de leur patron, de leurs clients, pas de temps pour soi (à part une infime minorité). En revanche, la mère qui s’est arrêtée de travailler ou a diminué son temps de travail, retrouve du temps pour ses enfants mais aussi pour elle[24] : cette qualité de temps n’est jamais mesurée par les chiffres.

 

Peut-être devrait-on chercher l’« égalité » dans l’autre sens, en permettant aux pères de passer du temps avec leur famille et en allant vers les valeurs maternantes –il n’y a d’ailleurs pas de terme en français pour « paternant » alors que l’anglais associe les deux parents en parlant d’attachment parenting, qu’on peut adapter en parentage proximal. Ainsi, le jour où les pères pourront prendre un temps partiel sans se faire regarder de travers, ou sans devoir faire en 4 jours le travail de 5 en étant payés 4, on vivra probablement un monde (un peu) meilleur.

 

Contrairement à ce que sous-entend Élisabeth Badinter en tronquant une citation d’Edwige Antier[25], les maternantes sont ravies que l’émergence des « papas poules » des années 1970-1980[26] ait permis de banaliser le fait que le père change les couches ou donne le bain, entre autres occasions de relations père-enfant.

 

Enfin, l’attention donnée au bébé et au jeune enfant n’implique pas un refus du travail en soi par les femmes concernées. Souvent, les maternantes arrêtent un métier prestigieux auquel les a menées un parcours scolaire sans histoire, parce que le temps du maternage leur a fait reconsidérer leurs priorités et affermir leur refus d’un monde du travail marqué par des valeurs masculines soumises à la compétition (« Ils recherchent l’argent, le pouvoir et un statut avec une grande détermination et persévérance[27] »). Nombre d’activités et de métiers émergent de ces nouvelles pratiques, favorisées par les nouvelles technologies et Internet. Ces nouvelles façons de travailler tendent à refuser le séparatisme : les enfants font partie de la vie, ils peuvent ne pas être loin quand le parent travaille.

 

Donc rien à voir avec un « retour au modèle traditionnel[28] », ni une prétendue aspiration à « la sagesse [qui serait] ailleurs, pour ne pas dire hier[29]… »

 

Nous ne vivons pas de façon séparée, voire séparatiste comme semble l’impliquer la vision du monde d’Élisabeth Badinter –à commencer par le titre de son livre, le conflit.

Oui, il s’agit de privilégier l’enfant d’abord, le bébé fragile[30], dépendant et avide de relations.

 

Mais cette proximité avec le bébé n’implique pas de séparation avec le papa ! Les pédopsys craignent que le papa soit exilé en cas de cododo[31], mais cela n’arrive que chez les familles qui ne sont pas allées au bout de leur réflexion de parentage : ce dont a besoin une nouvelle famille n’est pas un lit à barreaux mais un grand lit parental ou plusieurs matelas accolés par terre, ou encore un side-bed pour le bébé.

 

Pas de séparation avec les autres adultes non plus. Les femmes qui pensent avoir des devoirs vis-à-vis de leur petit enfant sont aussi des femmes qui vivent une vie stimulante. Le maternage du bébé est associé à l’ennui par Élisabeth Badinter, qui cite des auteures de romans qui « n’aspirent qu’à retrouver le monde extérieur[32]. » Propos étranges aux oreilles des maternantes qui lisent, pianotent sur leur ordinateur, sortent avec leur bébé, visitent et rendent visite, passent du temps avec leurs amis. L’écharpe et l’allaitement permettent une grande liberté de mouvement.

 

Élisabeth Badinter croit aussi que « L’idéal [maternant est] de faire succéder le tête-à-tête au corps-à-corps[33]. » Voilà une position bien loin du maternage : les parents qui veulent être disponibles pour leur enfant ne centrent néanmoins pas leur vie sur lui[34], et savent que l’enfant ne gagne rien, au contraire, à avoir des parents trop « sur lui », trop inquiets ou contrôlants.

 

Du coup, les maternantes ne se sentent pas dépassées par « l’extension des devoirs maternels » de la fin du 20e s., qui impliqueraient « une attention scrupuleuse au développement psychologique, social et intellectuel de l’enfant[35]. » Elles savent qu’en plus de son besoin de lait et de contact, leur bébé puis enfant aspire surtout à vivre avec son entourage, en observation, imitation, interaction : le bambin mange dans l’assiette de son parent, participe à ses sorties avec d’autres familles et construit ainsi sa vie sociale.

 

Le principal souci des maternantes est finalement surtout de minimiser pour leur enfant les contaminations industrielles (nourriture, couches, eau, air) et de diminuer leurs atteintes à l’environnement (pesticides, couches etc.). Le monde pollué qu’elles vont donner en héritage à leurs enfants les questionne. Les propos ironiques d’Élisabeth Badinter sur l’écologie[36] révèlent d’ailleurs le triomphalisme économique, rationalisateur et industriel des années 1970. Malgré son ton persifleur, Élisabeth Badinter résume assez bien les aspirations d’aujourd’hui : « De la pratique amorale de cette ‘exploitation’ [de la nature], on est à présent sommé de passer à son respect[37]. » Cependant, la conclusion qu’elle en tire de « soumission à la Mère nature », « dont on admire la simplicité et la sagesse[38] » est tâchée d’anthropomorphisme : « soumission » et « admiration » sont propres aux valeurs masculines. Vivre en équilibre avec la nature et son entourage ne relève pas de la soumission mais de l’interaction et de l’ajustement fin.

 

Ainsi, les maternantes qui essaient d’être attentives aux besoins de leur enfant ne se reconnaissent guère dans les caractères maternels que cite Élisabeth Badinter lorsqu’elle parle des années 1970 : « nonchalance », « indifférence[39] », « égoïsme[40] » et presque revendication de l’inattention et de l’irresponsabilité[41]. « Comme sont loin les années soixante-dix où l’on pouvait vivre sa grossesse avec insouciance et légèreté[42] ! »

 

Enfin, le séparatisme d’Élisabeth Badinter provient aussi de la distinction qu’elle fait entre « la femme et la mère » et par son aspiration récurrente à définir une identité féminine[43]. Or on peut vouloir refuser d’être identifié par ce seul attribut et trouver simplificatrices ces tentatives de définition[44].

 

 

La culpabilisation
Au final, Élisabeth Badinter accuse l’idéologie maternante de créer une pression et de culpabiliser les jeunes mères qui font le choix de privilégier leur « vie de femme », quitte à être une « mère médiocre ». Par exemple avec l’allaitement : « Il faut un sacré caractère aux jeunes accouchées pour braver les consignes des infirmières et puéricultrices[45] ». Mais on entend souvent un discours inverse chez les allaitantes[46].

Plus loin, le livre parle des femmes qui se sentiraient rejetées parce qu’elles n’ont pas d’enfant[47], de même qu’on entend aussi des témoignages de femmes qui se sentent rejetées car elles allaitent plus de six mois, dorment avec leur bébé et ne trouvent qu’injonctions à la séparation sur les étals des librairies.

Tout le monde semble chercher l’acceptation pleine et entière de ce qu’il est, comme si en tant qu’enfant on n’avait pas reçu cette affection inconditionnelle de la part de son entourage. Chacun semble vouloir un unilatéralisme des avis des autres et se sent culpabilisé si ça n’est pas le cas.

Ainsi, Élisabeth Badinter dit[48] : « Quelle mère n’éprouvera pas, au minimum, un pincement de culpabilité si elle ne se conforme pas aux lois de la nature ? » Mais si cette mère constate que ses enfants vont bien, qu’elle a une relation satisfaisante avec eux (ce qui n’est en aucun cas l’apanage des mères ayant allaité), où est le problème ? Est-ce pour éviter ce pincement aux jeunes mères et à elle-même qu’elle a écrit ce livre ? Minimise-t’elle les avantages de l’allaitement[49] pour mieux se déculpabiliser de ne pas l’avoir fait ?

 

Élisabeth Badinter semble privilégier la vie loin des enfants au nom de la faible rentabilité affective du temps passé avec ses enfants. « Comment reconnaître que l’on a fait trop de sacrifices pour les bénéfices affectifs et autres qu’on en a tirés ?[50] » Mais peut-être le problème a-t-il été de faire ces sacrifices ? De vivre les relations avec son compagnon, ses enfants, ses amis, son travail sur un mode séparatiste ? Le temps passé ensemble avec don de gentillesse et de confiance inconditionnelle est du temps qui construit du lien durable et qui fait sens.

claudia.renau@gmail.com


[1] Flammarion, février 2010.

[2] Relativement forte par rapport aux autres pays européens. Voir www.ined.fr/fr/pop_chiffres/pays_developpes/indicateurs_fecondite.

[3] Le numéro 454 de Population et sociétés rédigé par Gilles Pison attribue cette augmentation récente au report de la maternité des jeunes femmes des années 1970 et 1980, dont l’âge à la maternité a reculé, jusqu’à 30 ans aujourd’hui pour le premier enfant : pdf en téléchargement là : www.ined.fr/fr/pop_chiffres/france/structure_population/pyramide_ages.

Peut-être d’ailleurs que ce recul de la première naissance à un âge qui a permis de profiter de la vie en célibat favorise le temps du maternage. Voir cet article sur Nancy Huston : www.peripheries.net/article254.html.

[4] Voir Ne pleure plus bébé, Claude Didierjean-Jouveau, Jouvence.

[5] John Bowlby et T. Berry Brazelton, qui ont popularisé la théorie de l’attachement, Edwige Antier en France.

[6] Pour les aides aux femmes qui veulent arrêter de travailler pour rester avec leur bébé, en 1985 et en 2004.

[7] 15 % d’allaitement quand le bébé a deux mois et demi.

[8] Contrairement aux mères allemandes ou japonaises qui ne pourraient pas se le permettre et qui du coup ont peu d’enfants.

[9] Même si l’analyse des chiffres est subjective : « 50 % des mères d’un enfant travaillent à temps plein [ainsi que] 25 % des mères de trois enfants ou plus », page 234.

[10] Page 246.

[11] Page 241.

[12] Page 244.

[13] Page 244-245.

[14] Page 243.

[15] Le refus de ce qui rapproche le corps de l’animal exprime visiblement un malaise. Le dégoût vis-à-vis des sécrétions féminines (sang, lait) est une attitude machiste que le combat féministe a justement permis de dépasser.

[16] Page 251.

[17] Voir les articles de Arrêt sur Image : www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2754.

[18] Liens permis par l’allaitement, le cododo –dont le but est surtout de ne pas laisser pleurer le bébé, de prendre au sérieux ses demandes-, parfois la communication par l’élimination (c’est-à-dire la vie sans couches), l’instruction en famille etc.

[19] En reprenant un slogan des décroissants, www.decroissance.org.

[20] Page 233.

[21] Selon le terme d’Élisabeth Badinter.

[22] Page 146.

[23] Ça ne dérange d’ailleurs pas Élisabeth Badinter, les féministes et les mères travailleuses de confier à d’autres femmes ces tâches qu’elles jugent ingrates. Mais si les mères trouvent si pénible de materner leurs propres enfants, pourquoi d’autres femmes trouveraient gratifiant de s’occuper des enfants des autres ?

[24] La réflexion sur soi, la connaissance de soi-même, de ses propres besoins de base étant importants dans la relation avec ses enfants : que ce soit pour les minimiser face à un tout-petit (ou un plus grand) dont les besoins priment ou pour détecter quels sont ses propres besoins importants à affirmer.

[25] Page 149. Le texte original d’Edwige Antier, Éloge des mères, J’ai lu (pages 100-101) ne rejette pas les soins au bébé donnés par le père (néanmoins, la citation de Dolto de cette même page nous parait absurde).

[26] Page148.

[27] Citation page 39.

[28] Page 13.

[29] Page 52.

[30] Elle oublie d’ailleurs la primauté du besoin de l’enfant dans son paragraphe sur l’accouchement à domicile (page 61) : les mères qui préfèrent accoucher à la maison le font souvent avant tout pour protéger le bébé à naître (faciliter sa naissance, lui éviter l’imprégnation de l’analgésie, lui éviter les intrusions hospitalières).

[31] « Rufo redoute que [cette pratique] pousse le père hors du lit conjugal pour l’exiler au salon », page 155.

[32] Page 26.

[33] Page 161.

[34] Voir Le concept du continuum, de Jean Liedloff, Ambre.

[35] Page 171. Par ailleurs, observer et accompagner le développement d’un bébé est passionnant, de nombreux scientifiques ont fait des études prestigieuses là-dessus (Piaget), pourquoi les mères n’auraient-elles pas le droit de trouver ça passionnant aussi, intellectuellement passionnant !

[36] Pages 53-54.

[37] Page 53.

[38] Page 54, et aussi : « L’autorité de la nature est indiscutable » page 105.

[39] Page 248.

[40] Page 141.

[41] Page 247.

[42] Page 101.

[43] Par exemple page 249.

[44] Ainsi, l’on peut se réjouir que : « L’illusion d’un front uni des femmes [ait] volé en éclat, tant leurs intérêts peuvent diverger. De quoi, là aussi, remettre en question la définition d’une identité féminine. »

[45] Page 138.

[46] D’où des manifestations comme la « Grande tétée » - évoquée avec un peu de condescendance page 233 - pour susciter une reconnaissance publique.

[47] Pages 210, 213, 214, 223, 224, notamment en raison de l’idéal de la mère parfaite.

[48] Page 93.

[49] Page 108, 138, 139, 140.

[50] Page 225, page 253 aussi.

Des réactions intéressantes au livre d’Élisabeth Badinter

Plusieurs articles intéressants (notamment de Daniel Schneidermann) dans Arrêt sur image (ASI), réservés désormais aux abonnés : http://www.arretsurimages.net/forum/read.php?4,1044950, http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2764
Un message intéressant de Viobi http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2769, intitulé “Une phallocrate à l’antenne”.

l’allaitement biologique ( biological nurturing ) par Suzanne Colson

Lors des journées des Doulas, j’ai aussi pu assister à une conférence de Suzanne Colson, à propos de ce qu’elle nomme le “biological nurturing” ( allaitement biologique ). Ca a été pour moi une véritable révélation, et plus particulièrement, j’ai enfin la clef, plus de 7 ans après, des difficultés d’allaitement que j’ai rencontrées à la naissance de mon ainé.
suzancolsonSuzanne Colson a montré, par des exemples vidéos filmés lors d’une étude scientifique qu’elle a menée ces dernières années dans une maternité anglaise, une position d’allaitement de nouveaux-nés assez originale parmi les recommandations usuelles. Dans cette position, la mère est allongée ou quasi allongée, son bébé contre elle dans un alignement similaire au sien qui fait que non seulement les ventres sont en contact, mais ses deux jambes aussi tandis que la plante des pieds du nouveau-né prend appuit sur le ventre (ou les cuisses) de la maman. Le bébé, peut ainsi se positionner en soulevant par petits coups sa tête, et saisir le sein. Suzannne Colson rapportait qu’une des mamans du groupe qu’elle avait filmé, parlait de “son petit pivert”, en reférence aux mouvements de tête du pivert piquant dans un tronc d’arbre. Elle nomme pour sa part cette position, la position d’allaitement biologique ( biological nurturing ). Elle a donné plusieurs raisons à cette appellation: c’est une position très analogue à celle de certains bébés mammifères, et ses observations des mères qui pratiquaient naturellement cette position ont mis en évidence une manière assez particulière de manipuler leur bébé, tout à fait consistante avec les réflexes testés sur les nouveaux-nés en pédiatrie.
Au contraire de cela, prenez une jeune maman qui ne se sent pas très adroite avec son bébé tout neuf, qui se tient justement très droite sur sa chaise, le nourrisson ventre à ventre mais perpendiculaire, les pieds plus ou moins dans le flou.. le petit tente ses mouvements de tête mais on dirait plus qu’il n’arrive pas à s’accrocher au mamelon, qu’il glisse, voire qu’il rejette le sein, et plus le maintient dans le dos est ferme, plus il s’énerve (ce qui est d’ailleurs une réponse parfaitement normale!).. c’est dur à vivre! en ce qui nous concerne, nous avons trouvé des petits trucs pour malgré tout y parvenir, puis nous avons eu la chance d’assister à une réunion de La Leche League qui est d’une certaine manière, parvenue à engrammer le biologique qui m’avait fait défaut.
Bien sûr beaucoup de bébés s’accomoderont de la position adoptée par leur maman, mais dans certains cas, je pense que cette découverte de Suzanne Colson pourra vraiment être d’une grande aide.
Plus d’informations (en anglais), sur le site http://www.biologicalnurturing.com et notamment le poster explicatif et un article “une recette non prescriptive d’allaitement”.

De retour des Journées des Doulas 2009!

Et voilà, les journées des Doulas 2009, c’était le week end prolongé du 8 mai dernier. J’ai en ce qui me concerne, tenu le stand des Editions l’Instant Présent pour le vendredi. J’ai donc eu la grande chance d’assister à la conférence d’ouverture par Joelle Terrien. J’ai beaucoup apprécié de voir mises en lumière et en discussions, nos difficultés d’homo sapiens femelle du XXIième siècle, en quète d’animalité au moment de mettre au monde nos petits. Joelle a répondu présente au long de la journée pour des séances de signature, pour Passage de Vies, avec grand sourire, et choix du stylo pour le récipiendaire de la dédicace. jt1jt2jt4jt7
Joelle était là aussi pour présenter son livre d’art: ELOGE, à traits communs.
Voici les liens de son blog : http://atraitscommuns.over-blog.com et du forum où elle dialogue avec ses lecteurs.
Un petit cliché de notre stand, avec sur la gauche de Joelle, Marlène Martin qui en plus de faire partie de notre équipe aux Editions l’Instant Présent, est l’auteur du très attendu Apprendre à Lire en Famille. standeipjddCelui-ci paraîtra au mois de juin, mille excuses aux premiers souscripteurs pour ce retard dû aux perfectionnismes mêlés de l’auteure et de la maquettiste. En attendant, vous pouvez accéder à des extraits choisis au format pdf. Il reste donc encore quelques jours pour souscrire. Merci de votre patience.
Quant-à la jolie Renata Rizck, assise devant et très enceinte, c’est une jeune artiste brésilienne basée à Paris. Nous allons utiliser l’une de ses oeuvres pour l’illustration de couverture du livre de l’association Maman Blues que nous préparons. Vous pouvez jeter plusieurs yeux sur son site : http://www.rizck.com/, pour apprécier sa grande sensibilité.

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C’est donc l’occasion de parler du livre qui se construit autour de témoignages émanants de l’association Maman Blues.
C’est avec beaucoup d’humilité et surtout honorées de pouvoir donner voix à ces autres visages de la maternité, que nous travaillons dessus, pour une parution à la rentrée de septembre. Nadège Beauvois Temple et Juliette Urbain Michel que nous voyons aux cotés de Marlène, se sont alors pliées avec brio, au délicat excercice de la lecture publique.
Nous allons ouvrir dans les prochains jours, la souscription pour ce livre.

La véritable nature de l’enfant dans Consom’action du mois de mars

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notre page sur ce livre, d’où vous pourrez lire un chapitre: http://www.editions-instant-present.com/la-véritable-nature-de-lenfant-p-6.html

Bienvenue!

Bienvenue sur le blog de notre petite maison d’édition dédiée à l’attachment parenting (ou maternage proximal) et bien plus encore! Nous sommes une équipe de 6 femmes qui travaillent depuis chez elles au côté de leurs enfants. Nous vous faisons part ici de nos aventures éditoriales, de notre actualité ainsi que celles de nos auteurs. Nous abordons tous les thèmes de nos ouvrages au travers de chroniques et de témoignages, mais pas seulement: nous vous ferons partager aussi nos coups de cœur ou des événements qui vont dans le sens de notre engagement.

Laissez-nous vos commentaires, dites-nous ce que vous avez pensé de nos livres: le dialogue avec vous, lecteurs ou futurs lecteurs de nos livres nous tient vraiment à cœur!

“Sans couches, c’est la liberté!” dans Ressources Parents

Article paru dans Ressources Parents n°5 (Janvier 2007), par Stéphanie Souhaité.

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C’est en participant à des listes de discussion américaines, puis en surfant sur certains sites que j’ai connu l’Hygiène Naturelle du Bébé. C’était en l’an 2000, mon fils avait 7 mois, et je me suis tout de suite lancée dans l’aventure, en me basant sur ce que j’avais pu lire par-ci par-là.

En 2001, Ingrid BAUER a sorti son livre Diaper Free! The Gentle Wisdom of Natural Infant Hygiene. Pour nous, beaucoup d’eau avait coulé sous les ponts, et du “sans couhes” intégral, nous étions repassés, pour de nombreuses raisons, aux couches la plupart du temps. Lire ce livre a été pour moi comme un nouveau souffle: il répondait à toutes les questions que je m’étais posées à l’époque sans trouver de réponses. Il était encourageant, doux, respectueux, et il cadrait tout à fait avec l’idée que je me faisais d’un maternage plein d’empathie, à l’écoute de mon enfant. Je regrettais vraiment de ne pas avoir eu ce livre en mains plus tôt, il m’aurait certainement aidée dans les moments de doutes qui m’ont conduite à remettre des couches à mon bébé…

Ce livre, même si je n’en avais plus besoin puisque mon fils était devenu “propre” (quel terme bizarre!), je l’ai toujours gardé dans un coin de ma tête. Il appartenait pour moi à la même catégorie que le Concept du Continuum, de Jean Liedloff.

Il ne parle pas que du pipi-caca et de la façon dont on peut éliminer les couches, non, il parle de la vie en général, de la relation des adultes avec leurs enfants, des besoins fondamentaux des bébés, de l’allaitement, de la communication dont sont capables les tout-petits, de la conscience de leur corps, du co-dodo… Il parle aussi d’écologie, et de l’amour que nous devons à notre Terre, des cycles de la nature… Il parle des vêtements, il parle de l’Inde, de l’Afrique, il parle de la médecine, de l’industrie des couches, il parle des hommes, des femmes, des grand-mères depuis la nuit des temps… et il parle des petits humains qui méritent d’être écoutés dans leur globalité, et qui attendent une réponse à leurs signaux.

C’est pourquoi, à l’ouverture des Édtions l’Instant Présent, j’ai proposé à Ingrid de faire une traduction française de son livre, qui mérite selon moi d’être connu du plus grand nombre…

Le voici donc:
Sans couches c’est la liberté! A la redécouverte de l’Hygiène Naturelle du Bébé
de Ingrid BAUER,
Éditions l’Instant Présent,
320 pages, 23,50 euros.
ISBN-10: 2916032029
ISBN-13: 978-2916032023

Sans couches, c’est la liberté! est disponible sur commande à la boutique.

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Enfants au naturel

Article paru dans Allaiter aujourd’hui (oct-nov-déc 2008).

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Recueil de chroniques écrites par Jan Hunt pour la revue canadienne Natural Life entre 1989 et 1999 ou pour le site Natural Child Project (www.naturalchild.org), ce livre intéressera tous les parents d’un maternage proximal. Il aborde aussi bien l’allaitement prolongé que le cododo, le portage, la nocivité des châtiments corporels, l’instruction à la maison, l’inutilité des punitions et récompenses…, que des sujets comme “prendre le parti d’un enfant en public”, “dix astuces pour faire les courses avec des enfants”, que faire “quant l’enfant pique une crise de rage”, “dix alternatives aux punitions” (des alternatives qui ne soient pas des punitions déguisées).

Car, comme le dit Jan Hunt, la règle d’or du parentage est simple à retenir: “Traite ton enfant comme tu voudrais être traité si tu étais dans la même situation.” Ou encore: “Ne pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse.”

Jan Hun, La véritable nature de l’enfant. Choisir l’amour pour guide, éditions l’Instant présent, 2007.

La véritable nature de l’enfant est disponible sur commande à la boutique.

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Jeannette TOULEMONDE

Jeannette Toulemonde et son mari ont sept enfants, seize petits-enfants, et à ce jour cinq arrière-petits-enfants. En 1966, leurs enfants fréquentant l’école Montessori, ils eurent l’occasion de découvrir pour leur famille, et non plus seulement pour l’école, la pensée et l’expérience de la grande pédagogue Maria Montessori. Jeannette aménagea sa maison pour leur plus jeune fille âgée de deux ans, ce qui l’amena à porter un nouveau regard, non seulement sur celle-ci, mais aussi sur leurs autres enfants. Une vraie “révolution des cœurs”, qui les incita à fonder, en 1969, la revue trimestrielle L’enfant & la vie dont Jeannette a été la rédactrice en chef durant 30 ans, avant de passer le relai à une nouvelle équipe. Les apports des équipes de rédaction successives et ses échanges de courriers avec de très nombreux lecteurs ont enrichi son expérience, qu’elle et ses amis partagent avec tout parent désireux d’aider ses enfants à bien grandir.

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